FT n°4: La NRL du tout voiture est condamnée en ce XXIe siècle!

 

"Au lieu de supprimer les comas circulatoires qui s’annoncent, elle aggrave le « tout voiture » dans l’île."

"Cette route en mer est inutilement arrogante pour franchir 12km quand on peut le faire simplement par voie terrestre et sans dérogation environnementale."

 

TOUT S'OPPOSE A LA NRL

  1. L’épuisement des ressources en matériaux, en énergie et en eau
  2. Le faible rendement social du viaduc (savoir-faire étranger à l’île)
  3. Son coût prohibitif (133 M€ du Km au départ et combien à l’arrivée)
  4. La vampirisation des autres projets régionaux par 12 km en mer
  5. L’exigence d’un transport ferroviaire durable qu’elle compromet
  6. L’assaut des houles cycloniques qui détruit tous nos ouvrages littoraux
  7. Le changement climatique et la hausse non maitrisée des océans
  8. Le cri d’une nature endémique déjà lourdement menacée
  9. Onze recours au tribunal contre elle depuis mars 2012.

 

Elle s’oppose à la nécessaire transition énergétique !

Il faut :

Annuler La DUP, les concessions du DPM et les dérogations environnementales !
Un « Matignon 3 » pour corriger les errements actuels !
Obtenir la dotation ferroviaire pour La Réunion comme toutes les régions en France 

 

EXTRAITS DE LA CONFERENCE DE PRESSE DU 24 JUIN 2014:

 

Bruny PAYET, 
Président d'ATR-Fnaut

 

Le mot du Président

Nous voulons d’abord souhaiter la bienvenue aux personnalités et experts internationaux invités par la Région à la conférence sur « les îles et le changement climatique ». Nous leur souhaitons plein succès dans leurs travaux car nous savons la difficulté de leur tâche, à la mesure du défi mondial.

Nos illustres invités, familiers des conférences internationales, ne seront pas dupes d’une grand-messe supplémentaire. Ils sauront faire la part des choses entre l’engagement réel d’une Région dans la transition énergétique et la poudre aux yeux – je cite l’un de vos confrères - « d’une île qui ambitionne de s’ériger en laboratoire, d’un monde sans hydrocarbures». Il poursuit « Car la marche vers une société réunionnaise « décarbonée »  est encore longue. Elle va d’ailleurs nécessiter d’importants investissements. »

J’ajoute qu’avec la NRL la mandature actuelle est en passe de nous les retirer pour longtemps. Elle a compromis le « déplacement durable » à La Réunion depuis 2010 avec l’abandon de l’ETM au profit des Antilles, le renoncement à la géothermie et au transport ferroviaire (43 km de tram-train !).

Depuis vendredi notre association a déposé au total 6 recours contre la NRL qui portent ainsi à 11 les recours des opposants à ce projet. Ceux-ci le jugent inadapté au savoir-faire des Réunionnais et dispendieux, irresponsable pour notre nature insulaire vulnérable et face aux périls littoraux géologique et océanique, sous climat cyclonique. Enfin ils estiment que les marchés ont été attribués dans des conditions de concurrence qui ont faussé le résultat de l’appel d’offres principal.

Nous attaquons au TA les deux arrêtés préfectoraux et ministériels de dérogation à la protection des espèces menacées. Nous allons vous en commenter les motifs.

Enfin une délégation d’ATR a rencontré le chef de cabinet du ministre des Outre-mer vendredi 20 juin, pour l’alerter sur les enjeux, d’actualité immédiate, de la NRL.

Invité l’après-midi à l’hommage rendu aux combattants réunionnais de la France libre, à la stèle du Maréchal de Lattre de Tassigny au Chaudron, c’est en tant qu’ancien officier de marine, engagé contre le nazisme, que j’ai pu rappeler à Bernard Cazeneuve, George Pau-Langevin, Gilbert Annette et Dominique Fournel, par mon opposition ferme, la résistance réunionnaise au projet de NRL.


 

 

Jean-Paul PANECHOU, 
Membre du bureau d'ATR Fnaut

 

GIE et Carrières

La presse nous informe (J.12/06/14) que plus de 50 millions d’euros d'un marché public vont être attribués en sous-traitance, par le titulaire des digues, GTOI /SBTPC/Vinci, à des transporteurs groupées en GIE autour de Bernard CAROUPAYE, président de la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR).

On se souvient qu’il y a moins d’un an (Q. 20/07/13), le président de la FNTR protestait contre des arriérés de cotisations fiscales et sociales que lui réclamaient les impôts et la caisse de congés payés. On se souvient aussi de la plainte du président de la caisse de congés payés contre « l’attitude inadmissible » (Q. 22/10/12) du même CAROUPAYE pour lui faire signer un protocole d’accord sous la contrainte.

Nous savons tous que la crise a mis en difficulté de nombreuses entreprises du BTP et poussé trop d’entre elles à la fermeture : le secteur est passé de 23 000 à 15 000 salariés selon la CCI (-35%) !

Certains transporteurs ont même perdu le « titre de transport » qui autorise leur activité. La FNTR s’était d’ailleurs inquiétée de la poursuite de leur activité en sous-traitance d’SBTPC.

D’autres entreprises du BTP s’évertuent, aux prix forts des réductions de voilure, des licenciements et sous-facturation, à rester en règle de cotisations fiscales et sociales dans l’attente des jours meilleurs. Le salon régional du BTP du 19 au 22 juin 2014, à la halle des manifestations du Port, a été organisé, une première, par la CCI avec la Région pour raviver cet espoir. Mais elles voient avec le temps s’éloigner leurs « références récentes » qui auraient pu donner accès à un marché public.

Le GIE des transporteurs ne doit pas servir de cheval de Troie aux entreprises qui ne seraient pas en règle fiscale ou sociale, ou à celles qui auraient perdu leur titre de transport. Le maître d'ouvrage Région doit s'en assurer, sauf à contourner la loi en guise de « retour d’ascenseur » !

Le chef de cabinet de George Pau-Langevin a été alerté de ce risque. Nous avons invité la ministre et son cabinet à constater l’absence du chantier qu’elle disait « trop avancé » pour être remis en question. Les chantiers en cours, s’ils lui sont nécessaires, sont toutefois indépendants de la NRL. Leur exécution répond à de vieux besoins et n’obligent nullement à réaliser la NRL.

Le chantier est déjà fortement retardé et compromis par l’insuffisance des matériaux. Et à cette incontournable consultation du public, pour ouvrir des carrières nouvelles, s’ajoute encore aujourd’hui les difficultés rapportées pour la réalisation de l’échangeur provisoire de La Possession.

Face à la levée de bouclier des élus et riverains des carrières, partout dans l’île, nous avons demandé au ministre par le biais de son chef de cabinet de refuser de passer en force. La Région demande en effet à la préfecture un arrêté de Programme d’Intérêt Général (PIG).

Remonter en haut de la page. 

 

 

Armand GUNET, 
Membre d'ATR Fnaut

 

Cette pub est un faux, un TCSP est compromis

1) L’affichage aguicheur de la NRL, 5 panneaux 3 x 4 m (deux entrée RL, un sortie, un rond-point La Possession et un autre au retour entrée RL) :

C’est du travail gros doigts, macotte, fait hâtivement.

  • Au passage de 5 voies sur viaduc à 6 voies sur digue, on notera aisément l’absence de représentation du basculement des voies
  • On ne voit pas la représentation de l’échangeur de La Grande-Chaloupe
  • On ne repère pas de signalétique verticale
  • On ne visualise pas non plus la voie de service passant sous le viaduc pour rejoindre son tracé en pied de falaise.

 

2 ) Second panneau à l’arrière de l’arrêt des cars jaunes au Barachois:

On aperçoit surtout un amphi plein de gens, une brillante étudiante américaine tout sourire en toge et toque d’étudiant de grandes écoles.
Pas de photos de transporteurs ni de scaphandriers à qui l’on promet formations et milliers d’emplois à la clé !

Quel est le message ?

Des diplômes américains seront-ils délivrés aux jeunes scaphandriers réunionnais ? Les jeunes Réunionnais vont-ils, grâce à la NRL, accéder par centaines à de brillantes universités ?

3) Faute de financement pour reporter en encorbellement métallique la piste cyclable en 2020, nous ne pourrons pas restituer au Réseau Régional de Transport Guidé (RRTG) ou réseau ferré léger, son emprise à double sens.

Or la région prétend engager ce chantier ferré dans la foulée de la livraison de la NRL. En 2020, si le chantier débutait à présent. Mais ce n’est pas le cas. La NRL restera toujours à l’état de projet tant que des carrières de roches massives n’auront pas été d’abord trouvées puis acceptées par nos communes.
Pour un « TCSP évolutif en transport guidé », le coût de cette passerelle métallique est la condition de la contribution européenne du FEDER de 151 M€ au financement de la NRL. Ce coût n’est actuellement ni chiffré et ni provisionné par la Région.

La NRL est donc condamnée à rester routière sans pouvoir accueillir le ferroviaire.

Notons bien qu’un transport de type tramway serait profitable aux handicapés. Toutes ces personnes apprécieront à sa juste valeur le projet régional NRL qui fait fi des moins aisés financièrement et des plus défavorisés physiquement.

4) Conclusion 

Nous ignorons, après un premier appel d’offres jugé infructueux, à qui est finalement allé le marché de communication de la Région Réunion. Nous en ignorons également le montant.
Nous nous interrogeons sur la pertinence et le coût de cette communication qui consiste à travestir des photo-montages destinés en principe à informer le public. La Région se comporte tel un commerçant malhonnête qui se compromet dans des publicités mensongères. 

Remonter en haut de la page. 

 

 

Pascale DAVID, 
Secrétaire d'ATR Fnaut

 

La dotation ferroviaire et le RRTG

L’annulation en 2010 de la DUP du tram train a été argumentée par l’insuffisance de financement en l’absence de la dotation ferroviaire de 80 M€. L’ancienne mandature régionale demandait alors elle aussi une part proportionnelle de cette dotation d’accompagnement de la régionalisation ferroviaire de 2002. Cette dotation couvre tant les dépenses d’exploitation que d’investissement !

Les Régions françaises héritaient alors d’un réseau ferré sans avoir eu à en financer la création alors que La Réunion cofinançait son infrastructure. Matignon 1 en assurait le financement initial à hauteur de 885 M€. L’exploitation et les investissements ultérieurs sur 40 ans ne pouvaient évidemment se passer, comme en France, d’une dotation ferroviaire.

 

C’est le refus de l’actuel président de Région, en 2010, d’agir pour obtenir cette dotation qui motive le recours en indemnité du consortium Tram-Tiss à hauteur de 170 M€. Car si le PPP était prudemment tributaire de l’obtention de cette dotation, la Région, elle, s’engageait à tout faire pour l’obtenir.

Alors dans ces conditions, comment financer 150 km de RRTG, réseau ferré de St-Benoit à St-Joseph, sans « dotation ferroviaire » quand la Région n’a pu financer 43 km de tram train après qu’on la lui a refusée. Cette promesse d’un RRTG, dans la suite de la NRL, ne pourra être financée dans 6 ans, comme promis au FEDER, puisque la Région n’aura pas fini de rembourser à la CDC ses prêts de 622 M€ sur 40 ans (93% de sa part initiale de 669 M€).

On le voit, pour maintenir l’apport de 151 M€ du FEDER, la Région dissimule à l’Europe son « véritable » schéma d’aménagement régional. Le RRTG ne verra jamais le jour ! Parce que malheureusement, en agrégeant la totalité du financement du tram-train et de la NRL, de Matignon 1, au profit de la seule route en mer de 12 km, la Région s’est orientée délibérément vers le « tout voiture ». Matignon 2 prévoit 250 M€ supplémentaire pour les 2 000 bus hybrides du TEE !  La Région a bien tourné le dos au « déplacement durable ».

Un retour en arrière sera impossible quand la capacité d’endettement de la Région sera absorbée par la NRL qui risque même de vampiriser d’autres projets régionaux pendant 40 ans. Dans ces conditions, même la reconnaissance demain, du droit de La Réunion à la dotation ferroviaire, ne permettra plus de couvrir la création du RRTG faute d’un financement initial.

On se souvient de l’engagement du candidat Hollande dans son discours de Saint-Louis le 1er avril 2012.

« Vous avez besoin d’infrastructures, vous souffrez plus que d’autres régions de France et d’outre-mer de ce problème du prix des carburants, ce qui a justifié un mouvement qui s’est produit au mois de février.

Eh bien oui, il nous faudra aller vers le tram-train, c’était un projet que vous avez lancé et il appartiendra au prochain président de lui donner toute sa place ». (Extrait)

La dotation ferroviaire refusée aux Réunionnais par le gouvernement Fillon sous Sarkozy pourrait-elle être accordée cette fois par le gouvernement, avec Hollande ? On l’a vu plus haut, cette dotation perd de sa pertinence si la NRL est maintenue et sans financement du RRTG que la Région endettée sur 40 ans ne peut plus assurer. De ce fait la NRL doit être condamnée !

Le cabinet de la ministre George Pau-Langevin a été sensibilisé à cette impasse et à notre souhait de voir se développer un véritable rééquilibrage des modes de déplacement dans l’île, comme de nos recours pour y parvenir.

Remonter en haut de la page. 

 

 

François PAYET 
Membre du Bureau d'ATR Fnaut

 

Les dérogations à la protection des espèces

Après nos quatre précédents recours, nous attaquons

  1. Les deux arrêtés l’un préfectoral et l’autre ministériels autorisant d’importants dégâts par le projet de NRL sur les espèces protégées (cétacés, tortues, insectes, reptiles, oiseaux ...) :
  • « Perturbation intentionnelle »;
  • « Destruction, altération ou dégradation de Sites de reproduction ou d’aires de repos »;
  • « Destruction ou enlèvement des œufs, des larves et des nymphes »;
  • « Destruction, mutilation, capture ou enlèvement et transport» ;

Les pouvoirs publics savent que le projet marin ne préservera pas la biodiversité et les espèces protégées. Contrairement à ce que prétend la REGION REUNION aucune mesure compensatoire envisagée ne pourra restituer l’habitat et/ou les espèces une fois détruits.

 

La DUP de la NRL (par la voie de l’exception de son illégalité) pour son illégalité au regard de la loi littorale et de la théorie du bilan

RECOURS CONTRE LA DUP DE LA NRL

Compte tenu des coûts qui se sont rajoutés au 669 M€ depuis mars 2012 :

  • échangeur de la grande chaloupe et relèvement du tablier du viaduc
  • piste cyclable en encorbellement métallique associée au financement FEDER
  • déconstruction et remise en état des lieux à l’issue de la concession
  • dérive des prix ; or tous les marchés ne sont pas encore passés (ou non rendu public !) … ;
  • aléas du chantier marin et expérimental de la NRL non maîtrisés à ce jour;
  • entretien de l’ouvrage une fois achevé très largement sous-évalués ;

Absence de tout financement acquis ou maîtrisé de ces surcoûts, poussant à toujours plus s’endetter.

Au regard de la loi littoral : le schéma régional ne justifie pas cette exception d’un tracé en mer.

NON-RESPECT DE LA PROCEDURE DE CONSULTATION du 30/10 au 30 /11/13 par voie d’internet
  • Promesse publique de dérogation du Ministre des outre-mer avant l’issue de la consultation
  • Absence de rapport de synthèse de la consultation publique, pas de mémoire justificatif (motivant les dérogations, répondant aux avis du public) réduit aux considérants des arrêtés.
LE TRACE EN MER : PAS UNE « RAISON IMPERATIVE D'INTERET PUBLIC MAJEUR » DE LA NRL

Pendant 350 ans les Réunionnais ont franchi la Montagne par voie terrestre et non par cabotage. L’existence d’alternatives retire à la NRL toute « raison impérative d’intérêt public majeur » malgré son intérêt public que lui accorde sa DUP.
D’ailleurs le Préfet reconnaît leur existence dans les considérants de son arrêté. Bien qu’il y a des variantes satisfaisantes elles le seraient moins que la route en mer !  Or c’est l’absence de toute variante qui dote un projet d’intérêt public d’une « raison impérative d’intérêt public majeur ». Le choix doit aller en priorité sur la variante qui ne réclame pas de dérogation environnementale.

Il s’agit d’engagements inscrits au schéma d’aménagement régional, du cadre règlementaire et de ses guides d’application nationaux et européens quant au dérogation à la protection des espèces.

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Date de dernière mise à jour : 31/03/2015

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